07 février 2009
Abolition

A la croisée du songe au
semblable réduit
La parole entendue
imparfait témoignage
D’une absence implorée au
piano inconscient
Se ramène au silence en
ascèse improbable
La pierre plus pesante aux
mains la soulevant
Le message gravé des
ruines le prolonge
Plonge au coeur du récit
dont il manque une page
Celle qui donnerait un
autre sens au creux
Des départs en échos les
trains en sont légion
Qui n’ont pas oublié le
puits de la musique
A l’élan projeté en vain
sur le mur blanc
Où s’inscrit d’une main
insouciante et légère
Le mot qui règne encore au lieu de poésie
Image : photo de Ian Britton via Freefoto
Commentaires
te lire est une musique que l'on clame à haute voix !
C'est un beau et grave poème, Fuligineuse. Il me touche vraiment beaucoup.
Euh...
Merci Wictoria, merci Delest... merci, vraiment.
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