15 avril 2009
Les voyelles du silence
Dehors, j'ai trébuché sous le regard des fauves. Aucun bruit ne permettait de conclure à l'absence des libellules. Mais perdu ou peut-être pendu dans l'orage, je tournoyais comme une girouette qu'un diable cornu aurait pris un malin plaisir à faire aller en cercle, méchamment scruté par quelques sorcières couvertes de bijoux. Couvrant mes yeux de la main, je suis rentré dans la salle obscure. L'horloge y tictaquait régulièrement, rythmant la splendeur de l'hiver. Je me tenais près de la porte, et assuré des prodiges, je brandissais un long couteau tordu. J'allais en user bientôt à l'égard des statues : mais pas question de lâcher la proie pour l'ombre. Car longtemps, j'avais fréquenté les habitants du château, avant qu'ils ne commencent à jeter des poissons par les fenêtres. J'aimais particulièrement la manière trouble dont ils se livraient à la danse.
Commentaires
Ô
c'est plus beau que Poe
Trop flatteur !
Ma chère Wictoria, cela me flatte bien sûr, mais c'est très exagéré. Enfin il est certain que je revendique Poe dans mes "influences"...
je suis contente :)
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